Mieux consommer : devenir VEGAN ?

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Manger est certainement la chose que je préfère le plus au monde. J’adore la nourriture, découvrir de nouvelles saveurs, manger de bon petits plats, essayer de cuisiner et par dessus tout, j’adore tous les produits sucrés.

Ces dernier temps, j’ai un peu eu une prise de conscience sur le fait que je consommais des aliments par goût, mais sans vraiment me préoccuper de l’impact écologique de mon alimentation, et du fait qu’elle soit ou non en accord avec mes valeurs, mon amour des animaux et de la nature.

Le sujet de cet article me tient tellement à cœur qu’il est possible que parfois mes émotions prennent un peu le dessus et que mes propos soient un peu moins cohérents. Je vais faire au mieux, et mon discours se précisera au fil des articles qui suivront. Ce n’est pas un article facile à écrire pour moi, ce n’est pas facile de me confronter à nouveau au jugement des gens alors que j’étais retournée dans la case « normale » de la société.  Lorsque l’on décide d’opérer une transition alimentaire pour des choix éthiques, nous sommes forcément confrontés aux jugements des omnivores (souvent mal informés, parfois moqueurs, de temps en temps culpabilisant de ne pas opérer eux-mêmes ce changement), mais aussi de la communauté végane qui a parfois du mal à accepter que les personnes puissent être en transition, et pas à 100% parfaites. Mais je suis prête et ouverte à la discussion, alors n’hésitez surtout pas à participer en donnant votre avis en commentaire, mais toujours de façon bienveillante.

  • Petit contexte sur mes antécédents alimentaires : 

A vrai dire, j’ai été pesco-végétarienne (je ne consommais plus de viande, mais toujours un peu de poisson, produits laitiers, œufs, etc.) durant 2 ans et demi. Puis, il y a environ deux ans, je suis repassée « du côté obscur de la force » comme je m’amusais à le dire, en décidant de consommer à nouveau de la chaire animale, par goût et à cause de la pression de la société. La pression de la société, parlons-en. C’est parfois une excuse facile pour ne pas assumer ses actes, mais c’est pourtant vrai. Quand tu te prends à longueurs de repas « mais aller, tu adores la viande, remanges-en ! », ou « qu’est ce que ça va changer de remanger de la viande ? », ou encore « tu ne voudrais pas faire une exception aujourd’hui pour me faire plaisir ? », ou pire, « tu nous fais ch*er avec ton régime végétarien, tu es ridicule », et bien il est fort probable que tu finisses par craquer. De plus, avec l’intensification de mon activité sportive, et la nécessité d’avoir un apport en protéines journalier important, le choix de la viande était une facilité. J’ai donc décidé de remanger de la viande, tout en trouvant comme justification que je savais que je faisais un choix très égoïste et pas très éthique, mais qu’on n’avait qu’une vie. Et je suis alors retombée dans une phase de déni, en consommant sans même me préoccuper du traitement fait aux animaux pour arriver dans notre assiette.

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  • Et alors, qu’est-ce qui a changé ? 

J’ai décidé d’arrêter de me voiler la face et de consommer d’une façon si égoïste, sans être en accord avec mes valeurs. Avec tous les mouvements et manifestations sur le climat qui ont eu lieu depuis ce début d’année 2019, j’ai eu une véritable prise de conscience. Certes, si j’avais arrêté de consommer de la chaire animale à la base, c’était principalement  pour la protection animale, mais l’impact écologique dans tout ça ? La production animale a un impact écologique catastrophique sur notre planète, la mer est vidée de nombreuses espèces marines, l’élevage intensif est la cause principale de la déforestation (pour la production des céréales nécessaires à l’alimentations des animaux d’élevage entre autre) et des émissions de gaz à effet de serre (et oui, les pets de vaches libèrent énormément de méthane), etc.

Pourquoi avoir arrêté d’être végétarienne pour redevenir omnivore me demanderez-vous ? Je n’ai pas de bonne explication à cette décision, et on ne peut pas revenir sur le passé. Cependant, nous pouvons, à notre échelle, prendre des décisions plus éthiques pour le bien être de la planète, et c’est ce que j’ai décidé de faire, depuis le 1er mars 2019.

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  • Où j’en suis ? Vais-je devenir Vegan ? 

J’ai décidé de documenter ma transition alimentaire et de partager avec vous, au fil de plusieurs articles, mes nouveaux choix plus éthiques, et voir où ce chemin va me mener. Aujourd’hui, je suis incapable de me coller une étiquette. Je consomme, dès que je le peux, des aliments d’origines végétales. Je souhaite diminuer au maximum ma consommation de chaire animale (viande et poisson), mais également de tous les produits issus des animaux tels que le lait, les œufs, le miel, etc. Car, si la maltraitance animale commence à être bien connue dans le milieu de la viande, que ce soit au niveau des élevages ou des abattoirs scandaleux, l’industrie des produits marins, laitiers, des œufs, et autres, n’est pas beaucoup mieux.

Je ne suis pas parfaite, mais chaque petit pas est mieux que rien. Je ne veux pas m’enfermer dans une case, pas tout de suite en tout cas, car je ne suis pas prête encore, au vu de mon quotidien et de mes habitudes, à tout changer du jour au lendemain. La transition va être lente, mais bien faite. J’ai peur qu’un changement radical d’alimentation entraîne d’office des erreurs et écarts, menant alors à la culpabilité de ne pas être parfaite, ce qui aura un effet contre productif.

  • Mes motivations

Pour mieux comprendre mon choix, mûrement réfléchi, je tiens à vous préciser mes trois sources de motivation :

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  • LES ANIMAUX : Je sais que c’est le point sur lequel il y a le plus d’avis différents, alors je ne parle que pour moi-même, sans pour autant vouloir faire culpabiliser les gens qui ne pensent pas comme moi. J’adore les animaux, tous les animaux. Voir une maltraitance sur un animal me rend malade. Et ces derniers temps, un bout de viande dans ma bouche me renvoie à cette maltraitance. Pourquoi manger des êtres vivants dotés d’une sensibilité, que l’on apprécie tant ? Je n’arrive même pas à comprendre pourquoi j’ai moi-même décidé de remanger de la viande. Je n’ai plus envie de participer à ce massacre. Même si j’adore vraiment le goût de la viande rouge, je veux voir des vaches gambader dans les champs, accompagnées de leurs veaux, et pas mortes dans mon assiette. Je n’arrive plus à manger de la viande sans avoir l’image de ce pauvre animal dans la tête. Je ne veux plus participer à cette industrie. Mais il en va de même pour les poissons car, si les poissons d’élevage vivent déjà dans des conditions déplorables, il faut aussi prendre en considération la pêche intensive qui massacre les océans, en capturant des proies faciles dans les immenses filets de pêche (des dauphins, des baleines, des requins, etc.), sans même être qu’elles soient destinées à la consommation humaine, mettant alors en péril tout un écosystème. En fait, je pense que si les gens consommaient de la viande ou du poisson de façon plus responsable, seulement 1 à 2 fois par semaine, en achetant ces produits dans de tous petits élevages, je n’aurais rien à en dire. Chacun est libre de faire ses choix, et l’homme étant omnivore, il est normal qu’il ait envie de consommer de la chaire animale. Mais ce n’est pas le cas. Les animaux sont maltraités pour la consommation humaine, et ce sujet est tabou. Les gens se voilent la face et même parfois assument ne pas vouloir connaître la vérité. Le nombre de fois où j’ai entendu « non mais moi je ne veux pas savoir comment la viande arrive dans mon assiette, sinon cela va me couper l’appétit ». Mais pourquoi ? Pourquoi participer à cela ? C’est certains que si nous devions nous-mêmes tuer les animaux que l’on consomme, au moins 90% de la population serait végétarienne. Une grande partie de la population ne veut pas voir souffrir un animal, mais ne se préoccupe pas de la provenance de ce qu’elle consomme. Il y a quand même quelque chose qui cloche selon moi. L’ignorance est le point qui me tient le plus à cœur. Si vous souhaitez consommer de la viande, faites-le, mais en ayant une pleine conscience de la provenance de celle-ci. Pour compléter mon propos, je vous recommande deux reportages (très difficiles à regarder si vous aimez les animaux), mais il est bimportant de ne plus vivre dans l’ignorance du traitement que ces derniers reçoivent sur cette planète :
  1. Blackfish – Ce reportage ne parle pas d’alimentation, mais du traitement fait aux orques dans les parcs aquatiques de divertissement. Il a été le premier reportage qui m’a fait prendre conscience que, d’une manière générale, j’étais complètement naïve et mal informée concernant les traitements faits aux animaux.
  2. Earthlings – Je vous préviens, j’ai beaucoup pleuré en voyant ce reportage, mais il faut arrêter de se voiler la face et de vivre dans l’ignorance.

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  • LA PLANÈTE : Comme évoqué plus haut, notre planète va très mal, et l’industrie animale contribue très fortement à ce mal-être. Comme je suis incapable de l’exprimer ou de l’expliquer aussi bien d’eux, je vous recommande fortement de regarder le reportage Cowspiracy, d’autant plus qu’il est désormais disponible sur Netflix. Ici pas d’images de massacres d’animaux, mais simplement une explication claire et intelligente de l’impact de cette industrie sur notre belle planète bleue.

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  • MA SANTE : Ce point est sans aucun doute le plus sensible, car il est encrée dans la conscience collective que nous avons besoin de viande pour être en bonne santé. C’est totalement faux. Mais casser une idée reçue et bien encrée n’est pas chose facile. Je vous laisse vous renseigner par vous-mêmes en regardant des reportages (je vous recommande d’ailleurs What The Health, aussi disponible sur Netflix), ou en lisant des études scientifiques, plutôt que de rester cloîtrés avec des idées qu’on vous a fait croire depuis l’enfance. La viande n’est pas nécessaire à la santé, elle peut même être dangereuse et responsable du cholestérol, du diabète ou même des cancers. La viande, telle qu’elle est produite aujourd’hui, n’est pas bonne pour notre santé. Les animaux sont bourrés d’antibiotiques et nourris aux OGM, comment cela pourrait-il être bon pour notre santé ? Comment pensez-vous que la viande est devenue si abordable ? C’est censée être une denrée rare et chère, destinée à la population la plus aisée. Il en va de même pour le poisson. Nous l’avons vite oublié car les industries agroalimentaires, face à la demande grandissante, ont décidé de « créer » de la mauvaise viande à bas coût pour satisfaire le plus grand nombre.

Je suis totalement passionnée, et cela depuis des années, par la nutrition (et en particulier la nutrition sportive). Je me garderai bien de faire de vraie analyses, car je ne suis ni scientifique, ni nutritionniste de formation. C’est simplement une passion que j’ai nourri seule et je me suis formée seule. Vous pouvez donc prendre mes paroles avec des pincettes, mais n’hésitez pas à vous renseigner. Ce dont nous avons réellement besoin ce n’est pas de chaire animale, mais de protéines. Elles sont essentielles à notre forme et notre construction musculaire. Cependant, elles peuvent tout à fait être consommées via une alimentation végétale. S’il est vrai que le corps humain assimile plus facilement les protéines animales, en ayant une alimentation végétale variée et riche, il est tout à fait possible de trouver tous les acides aminés essentiels à notre bonne santé. Mon discours ici est assez vulgarisé, car mon but est simplement de faire passer le message que la viande n’est absolument pas nécessaire à notre alimentation, mais si vous le souhaitez je pourrai écrire un article plus scientifique, avec des études à l’appui, sur l’assimilation des protéines végétales par le corps humain. Le seul micronutriment qu’il est impossible de trouver dans une alimentation végétale est la vitamine B12, il suffit alors de se supplémenter grâce à des compléments alimentaires trouvables très facilement. De fait, en ayant une alimentation végétalienne variée et équilibrée, il n’y a pas de raison d’être en mauvaise santé ou d’avoir des carences.

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  • Mon alimentation actuelle :

J’ai entamé ma transition depuis seulement 10 jours. Mon alimentation aujourd’hui est donc toujours omnivore. Comme mentionné, je souhaite réaliser une transition bien faite, et pour cela rien ne sert de brûler les étapes. Mon but est d’être en bonne santé, et de faire les choses bien. De plus, je ne souhaite absolument pas gaspiller des aliments déjà présents chez moi. Si j’ai pu donner un maximum de choses à Monsieur (qui me soutient absolument dans ma décision, mais qui a décidé de ne pas la suivre à fond et de garder une consommation omnivore plus responsable), je vais tout de même consommer les aliments que j’ai déjà acheté avant d’entamer cette transition.

Je tiens un petit journal de bord pour suivre mon évolution. J’utilise simplement l’application d’humeur Daylio pour suivre mes repas à travers la journée. Je consomme 3 repas par jour et environ 2 snacks. Si le repas est végétalien (aucun produit d’origine animale), j’encode l’humeur « super » (couleur orange), si le repas est végétarien (aucune chaire animale, mais des produits laitiers, des œufs, etc.), j’encore l’humeur « bien » (couleur verte), et si le repas est omnivore j’encore l’humeur « mouais » (couleur mauve). Cela permets d’avoir un suivi journalier que vous pouvez voir sur l’image suivante du calendrier.

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De fait, je n’ai pas consommé de chaire animale depuis le 1er mars, pourtant certains repas ont été omnivores. Il s’agit des aliments que j’ai consommé et qui contiennent de la gélatine (les bonbons notamment), puisque pour l’obtention de la gélatine, la mise à mort du porc est nécessaire (il est parfois bon de le préciser…). A terme, je souhaite également supprimer ma consommation de gélatine, mais je vais terminer les produits que j’ai chez moi.

Vous l’aurez compris, lorsque j’ai le choix, je me tourne désormais vers une alimentation végétalienne. Je souhaite également améliorer ma consommation de façon plus générale, comme en arrêtant d’acheter du cuir, du daim ou de la laine par exemple. Cette transition sera peut être lente, et j’espère que vous apprécierez que je la documente à travers ce blog. Chaque petit pas pour la planète vaut le coup. Il ne faut pas se dire « à mon échelle, cela ne sert à rien », car si tout le monde changeait sa façon de consommer ne serait-ce qu’en supprimant un repas à base de viande de sa semaine, cela aurait déjà un impact énorme sur l’industrie agroalimentaire et sur l’élevage intensif. Quoi qu’il en soit, cela fait 10 jours que j’ai pris la décision de consommer plus en accord avec mes valeurs, et je me sens bien !

xx, Bello.

PS : Si quelqu’un ose me parler du cri de la carotte, il peut passer son chemin. Je suis ouverte à la discussion à travers l’espace de commentaire si vous en ressentez le besoin, mais pour des arguments constructifs et bienveillants seulement.

Toutes les photos qui illustrent cet article ne sont pas de moi, mais sont toutes libre de droit et proviennent du site Pexels.

5 commentaires sur “Mieux consommer : devenir VEGAN ?

  1. Je suis vegan et j’applaudis 🙂 Je trouve que n’importe quel pas, petit ou grand, dans ce sens est toujours positif pour l’environnement et les animaux. Je te souhaite une belle aventure du côté végétal ! Et si tu as la moindre question, n’hésite pas surtout 🙂

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    1. Oh merci beaucoup, ton commentaire me touche beaucoup ! C’est pas forcément facile de prendre cette décision mais je me sens de mieux en mieux et je fais vraiment de chouettes découvertes culinaires en ce moment, je ne m’ennuie pas et je n’ai pas la moindre envie de reculer ! Ma transition prendra le temps qu’il faut mais je me sens plus en accord avec moi même et ça fait du bien !

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  2. Je suis végétarienne et j’essaye de supprimer progressivement les produits animaux, je comprends totalement l’impact de l’entourage sur la motivation, se faire critiquer continuellement ou répéter à longueur de temps : mais chez toi ok mais ici c’est moi qui l’ai acheté, ou oui mais c’est pas comme si c’était moi qui l’avais tué ! bref je te soutiens. Je suis également devenue végétarienne progressivement, au début je diminuait drastiquement ma consommation de viande (pour des raisons écologiques),je restais dans l’idée que « c’est pas les mêmes animaux », bref je me voilais la face. Puis je suis sortie d’une conférence sur le véganisme où j’ai vu également de nombreuses vidéos sur le traitement des animaux et en sortant j’ai décidé de ne plus en manger du tout même chez les autres. Pas tous les jours facile mais c’est bien de voir qu’on a tous des difficultés et qu’une transition d’un coup n’est pas toujours facile 🙂

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire. C’est chouette de moins se sentir seule ! L’entourage doit s’adapter petit à petit et c’est pas toujours facile. Pour le moment ma transition se passe bien, mais je n’ai pas encore vraiment été confrontée à des repas chez les autres ou même à des sorties au restaurant que je n’ai pas moi même organisé. J’appréhende aussi les vacances car sans cuisine, ce n’est pas évident de manger végétal et équilibré. Je pense que ma transition va devoir passer par une période végétarienne lorsque je suis à l’extérieur. Nous verrons comment je vis ces nouvelles expériences, mais je suis en paix et en accord avec moi même et c’est tout ce qui compte.
      Au plaisir de te relire, belle fin de weekend. 😘

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